Que désigne précisément le numéro UN3373 ?
L’ADR, l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route, range les matières infectieuses dans la classe 6.2 et leur affecte cinq numéros ONU :
| Catégorie | Numéros ONU |
|---|---|
| Catégorie A | UN 2814 / UN 2900 |
| Catégorie B | UN 3373 |
| Déchets médicaux | UN 3291 / UN 3549 |
Selon son paragraphe 2.2.62.1.4.2, la catégorie B regroupe toute matière infectieuse de la classe 6.2 qui ne répond pas aux critères de classification dans la catégorie A. Ces matières doivent être affectées au n° ONU 3373, dont la désignation officielle de transport est « MATIÈRE BIOLOGIQUE, CATÉGORIE B ». Il s’agit notamment de matières biologiques susceptibles de contenir des agents infectieux, mais qui ne présentent pas les caractéristiques permettant leur classement en catégorie A. Le classement ne dépend donc pas simplement de la nature du prélèvement : il doit être déterminé au regard des caractéristiques de la matière, de son origine et des circonstances permettant d’évaluer le risque infectieux.
Ainsi, un même type de prélèvement, par exemple un échantillon de sang, peut relever de catégories réglementaires différentes selon les informations disponibles sur le patient ou l’animal source et le risque infectieux associé.
Catégorie B, catégorie A : comment classer un prélèvement biologique ?
Le classement repose sur un jugement de spécialiste, fondé sur les antécédents médicaux, les symptômes, la situation particulière de la source et les conditions endémiques locales. Trois issues sont possibles, et chacune appelle un emballage différent.
La catégorie A, pour les agents à haut risque
La catégorie A concerne les matières qui, en cas d’exposition, peuvent provoquer une invalidité permanente ou une maladie mortelle ou potentiellement mortelle chez un homme ou un animal jusque-là en bonne santé. Elles sont affectées au numéro UN2814 lorsqu’elles touchent l’homme, et au numéro UN2900 lorsqu’elles touchent uniquement l’animal. Leur emballage suit l’instruction P620 et fait l’objet d’épreuves de chute, d’empilement, de perforation et de pression avant agrément. En cas d’hésitation, l’OMS recommande une approche prudente et le classement en catégorie A. E3MED propose pour ces envois des emballages homologués de catégorie A, dont le kit Biotainer, homologué en 4GU pour accepter tous types de récipients intérieurs.

La catégorie B : UN3373
Si la matière infectieuse ne répond pas aux critères de la catégorie A, elle relève de la catégorie B et doit être affectée au UN3373 – MATIÈRE BIOLOGIQUE, CATÉGORIE B. C’est précisément la définition donnée par le paragraphe 2.2.62.1.4.2 de l’ADR.
Le classement ne dépend donc pas uniquement de la nature du prélèvement. Un prélèvement sanguin, par exemple, peut relever d’un régime différent selon le risque infectieux évalué, les informations disponibles et les circonstances du prélèvement.
Pour un UN3373, l’emballage doit notamment répondre aux exigences de l’instruction P650.
Que prévoit l’instruction d’emballage P650 ?
- 1
Récipients primairestubes, flacons, pots étanches
- 2
Emballage secondaireétanche, résiste à 95 kPa (ex. Diagnobag)
- A
Matériau absorbantabsorbe tout le contenu liquide
- 3
Emballage extérieurrigide, porte le marquage UN3373
La P650 organise le triple emballage en trois composantes au minimum : un récipient primaire, un emballage secondaire et un emballage extérieur, dont l’un des deux derniers est rigide. Le colis complet résiste à une chute de 1,2 m dans toute orientation, sans fuite du récipient primaire, et au moins une face de l’emballage extérieur mesure 100 mm × 100 mm. Cette capacité peut être démontrée par des épreuves, par évaluation ou par expérience.
Le récipient primaire
Le récipient primaire contient l’échantillon, sous forme de tube, de flacon ou de pot. Il est étanche pour les liquides et étanche aux pulvérulents pour les solides. Lorsque plusieurs récipients fragiles partagent un même emballage secondaire, ils sont enveloppés individuellement ou séparés afin d’éviter tout contact entre eux. Si un liquide résiduel peut subsister dans un échantillon solide, l’emballage prévu pour les liquides s’applique, absorbant compris.
L’emballage secondaire, l’absorbant et les 95 kPa
L’emballage secondaire assure le confinement si le récipient primaire se rompt. Pour les liquides, il est étanche et accueille un matériau absorbant en quantité suffisante pour absorber la totalité du contenu des récipients primaires. Le récipient primaire ou l’emballage secondaire résiste sans fuite à une pression intérieure de 95 kPa, soit 0,95 bar. Le sachet Diagnobag remplit cette fonction : il résiste au test de pression différentielle de 95 kPa, dispose d’une poche kangourou et se complète des feuilles et cartouchières absorbantes proposées par E3MED.


L’emballage extérieur
L’emballage extérieur protège l’ensemble et porte le marquage réglementaire. Pour le transport terrestre, la règle de rigidité se lit ainsi : un emballage secondaire souple appelle un emballage extérieur rigide, tandis qu’un emballage secondaire rigide autorise un emballage extérieur souple. Pour le transport aérien, l’OMS rappelle qu’un emballage extérieur rigide est toujours requis. La boîte Diagnobox et l’enveloppe carton Diagnopli, conçue pour l’envoi par Chronopost, forment chacune un colis complet avec le Diagnobag. La sacoche isotherme Diagnocase, proposée en version souple ou rigide, se choisit en fonction de la nature de l’emballage secondaire utilisé.
Comment marquer un colis UN3373 ?
Le marquage se place sur la surface extérieure de l’emballage extérieur, sur un fond de couleur contrastée, et reste facile à voir et à lire. Il prend la forme d’un carré posé sur la pointe, en losange, qui porte l’inscription UN3373 et figure en entier sur une seule face du colis. La P650 en fixe les dimensions minimales :
- des côtés d’au moins 50 mm × 50 mm pour le losange ;
- une largeur de trait d’au moins 2 mm ;
- des lettres et des chiffres d’au moins 6 mm de hauteur ;
- la désignation MATIÈRE BIOLOGIQUE, CATÉGORIE B marquée près du losange, en lettres d’au moins 6 mm.
La couleur est laissée au choix de l’expéditeur, dès lors que le contraste est assuré. Lorsque plusieurs colis sont regroupés dans un suremballage, leurs marques restent visibles ou sont reproduites à l’extérieur de celui-ci. Un envoi refroidi à la neige carbonique ou à l’azote liquide relève en plus des dispositions du 5.5.3 de l’ADR, consacré aux agents de réfrigération. Le Diagnobox et le Diagnopli acceptent par ailleurs un marquage personnalisé selon les quantités commandées.
Route ou avion : qu’est-ce qui change pour un envoi UN3373 ?
Sur route, rail et mer, l’OMS indique que la P650 s’applique sans limite de quantité par colis, ce qui facilite les tournées de coursiers entre laboratoires et plateaux techniques. Le transport aérien, encadré par l’instruction 650 de l’IATA, ajoute plusieurs exigences. Le récipient primaire contient au plus 1 litre et l’emballage extérieur au plus 4 litres, réfrigérant exclu. L’emballage extérieur est rigide. Une liste détaillée du contenu est placée entre l’emballage secondaire et l’emballage extérieur. Enfin, le nom et le numéro de téléphone d’une personne responsable figurent sur la lettre de transport aérien ou sur le colis.
| Exigence | Route, rail, mer (P650) | Avion (IATA 650) |
|---|---|---|
| Quantité par colis | Sans limite | Primaire : 1 L au plus. Extérieur : 4 L au plus, réfrigérant exclu |
| Emballage extérieur | Rigide si l’emballage secondaire est souple | Toujours rigide |
| Liste détaillée du contenu | Non | Oui, entre emballage secondaire et extérieur |
| Personne responsable (nom, téléphone) | Non | Oui, sur la lettre de transport aérien ou le colis |
Comment expédier un échantillon UN3373 réfrigéré ou congelé ?
La P650 consacre un point entier aux échantillons réfrigérés ou congelés. La glace se place à l’extérieur des emballages secondaires, dans l’emballage extérieur ou dans un suremballage, avec des cales intérieures qui maintiennent les emballages secondaires dans leur position d’origine. Le récipient primaire et l’emballage secondaire conservent leur intégrité à la température du réfrigérant, ainsi qu’aux températures et pressions atteintes si le refroidissement venait à disparaître. La conformité P650 et la tenue en température constituent donc deux preuves distinctes : la première protège les personnes qui manipulent le colis, la seconde préserve la valeur analytique de l’échantillon.


Chez E3MED, la performance thermique se mesure en enceinte climatique. Selon les tests de la marque, la sacoche Diagnocase de 28 litres, associée à six plaques eutectiques à 0 °C, maintient une température comprise entre +2 °C et +8 °C pendant près de 8 heures. L’emballage Satibox, à isolant biosourcé en fibres végétales, tient plus de 96 heures à -18 °C sous carboglace selon les essais réalisés par E3MED suivant la norme NF S 99-700. Les boîtes isothermes longue durée en polyuréthane rigide couvrent les expéditions de plusieurs jours, et l’enregistreur VitalTrack documente la température réellement subie pendant le trajet.
Quelle solution E3MED pour quel envoi UN3373 ?
La gamme d’emballages UN3373 catégorie B d’E3MED associe un emballage secondaire et un emballage extérieur selon le mode d’envoi et le régime de température.
Une boîte à fond automatique qui facilite le montage et le stockage.
Une sacoche textile réutilisable de 4 à 72 litres, désinfectable à l’eau savonneuse.
Un emballage passif qui maintient la plage visée sans source d’énergie pendant le trajet.
Pourquoi le fabricant fournit-il des instructions de préparation ?
Le point 12 de la P650 impose aux fabricants et aux distributeurs de remettre à l’expéditeur des instructions claires sur le remplissage et la fermeture des emballages. La conformité d’un colis dépend en effet autant de ses composants que de leur mise en œuvre au moment de la préparation. L’Institut Pasteur rappelle que le transport de matériel biologique potentiellement infectieux demeure sous l’entière responsabilité de l’expéditeur. E3MED met à disposition des tutoriels vidéo consacrés à ses combinaisons UN3373 catégorie B les plus utilisées : Diagnobag avec Diagnobox, Satibox en configuration isotherme, et Biotainer avec la sacoche Diagnocase en version réutilisable.
Questions fréquentes sur UN3373
Un emballage de catégorie B doit-il être homologué ?
Faut-il un document de transport pour un colis UN3373 ?
Peut-on ajouter un conservateur dans le tube ?
Quelle différence entre UN3373 et UN3291 ?
Besoin d’un conseil pour composer votre triple emballage UN3373 ou d’un devis personnalisé ?
Nos experts vous accompagnent dans le choix de la configuration adaptée à vos expéditions et à vos contraintes réglementaires.
